logo

La vie d’Adèle

La rencontre avec Abellatif Kechiche

Le réalisateur a découvert la peinture de Cécile Desserle à la Melting Art Gallery à Lille. Un véritable coup de foudre. C’est au mois de juin 2012 que Cécile Desserle rencontre le cinéaste sur le tournage dans une école maternelle près d’Arras.

Abdellatif Kechiche« Nous n’avons pas le même métier mais nous essayons de transmettre la même émotion, notre vision des femmes est similaire. Nous avions en commun ce désir de sensualité exacerbée. Ce n’est pas de l’érotisme à l’état pur, c’est l’âme de la  féminité même qui nous a unis »

Abdellatif Kéchiche aime la sensibilité et la façon dont l’artiste témoigne de la féminité : Les courbes, le dessin, la force des expressions, le mouvement, la passion exprimée au travers de la matière et du geste, jusqu’à la technique de Cécile Desserle qui utilise des pinceaux de maquillage pour étaler le fusain lui permettant ainsi d’obtenir des carnations d’une extrême sensualité.

Le cinéaste commande à Cécile Desserle une quinzaine de toiles qui figureront dans le vernissage lors duquel l’héroïne Emma ( jouée par Léa Seydoux) , artiste peintre va exposer ses toiles. Parmi ses toiles il y a des toiles qui font partie de la collection de Cécile Desserle et des toiles sur mesure correspondant aux scènes du tournage.

Œuvres réalisées pour le film

De nombreux croquis achevés et inachevés ont été également réalisés représentant essentiellement Adèle Exarchopoulos afin que Léa Seydoux puisse s’en servir pour interpréter les scènes artistiques.

Suite de croquis

Pour Cécile Desserle c’est vraiment un exercice nouveau

Premier contact

« Mon premier contact a été celui de Léa Seydoux, déjà j’étais subjuguée par la pureté de ses traits, son caractère fort et sa simplicité, nous avons pris un café en gare d’Arras et ensuite nous sommes allées sur le tournage. J’ai rencontré Adèle, une véritable tornade, la vie puissance dix puis sur les petits bancs d’une école maternelle, au milieu des enfants, Abdellatif m’a confié ses envies, c’est un homme très réfléchis, passionné. C’est là que l’aventure a commencé »

Adèle pendant le tournage


Une immersion totale

« Ne pas décider de ce que l’on va faire n’est pas une chose facile, on a l’impression de se détacher d’une partie de soi. Abdellatif est surprenant, il suit ses idées comme il les vit. Notre point commun, c’est ce désir de sensualité exacerbée, poussé jusque dans tous ces retranchements.

Les demandes arrivaient en grand nombre, le jour, la nuit, peu de consigne à chaque fois ce qui laissait à la fois une grande liberté mais aussi une grande responsabilité. Je réalisais les toiles et les croquis avec avidité, attendant l’acquiescement de celui qui les avait désirés, son enthousiasme me comblait. Les mots qu’il mettait sur mes images faisait écho à mes sensations .Ce fut très intense, il est aussi goulu que moi. »

Bande annonce du film

A 1’13 Adèle et le croquis de Cécile Desserle